POUR PUBLICATION IMMÉDIATE UNE NOUVELLE ÉTUDE RÉVÈLE QUE LA MIGRAINE EST SOUVENT MÉPRISE POUR UNE CÉPHALÉE D'ORIGINE SINUSALE
Constatations présentées au 44e congrès scientifique annuel de l'American Headache Society
MONTRÉAL, Québec (le 24 juin 2002) -- Pour la plupart des gens, le changement de saison est synonyme de belle température et de fleurs printanières; par contre, pour certains, il s'accompagne aussi d'une pression intense dans les sinus et d'une congestion nasale qui sont souvent associées à ce qu'on appelle des céphalées d'origine sinusale. Or, selon une nouvelle étude présentée au 44e congrès scientifique annuel de l'American Headache Society, ces symptômes pourraient en réalité être causés par la migraine, une affection neurobiologique invalidante insuffisamment diagnostiquée.
Cette étude menée par le Headache Care Center de Springfield (Missouri) révèle que 90 % des patients qui croient avoir des céphalées d'origine sinusale, autodiagnostic confirmé par un médecin dans bien des cas, répondent en fait aux critères diagnostiques de la migraine.1
"De plus en plus de données portent à croire que les symptômes habituellement associés à une affection des sinus ou à une allergie peuvent, dans les faits, être dus à une migraine", affirme le docteur Curt Schreiber, M.D., neurologue au Headache Care Center et coauteur de l'étude. "En raison de l'endroit où la pression et la douleur se manifestent, de nombreux patients et professionnels de la santé pensent que les sinus ou les voies nasales sont en cause. La vaste gamme de symptômes associés à la migraine explique probablement pourquoi on avait posé un diagnostic de céphalée d'origine sinusale par erreur chez 90 % des participants inscrits à notre étude, alors qu'ils présentaient en fait des symptômes de migraine."
Le mécanisme de la migraine pourrait être à l'origine de cette confusion entre une migraine et une céphalée d'origine sinusale ou une sinusite. Les nerfs qui conduisent la douleur migraineuse s'étendent jusqu'aux cavités sinusales. Durant une crise migraineuse, le patient peut ressentir de la douleur au niveau des sinus, du visage et des yeux d'un seul côté de la tête ou des deux côtés. En outre, les nerfs responsables de l'écoulement nasal et du larmoiement peuvent être activés lors d'une crise migraineuse.
"Puisque ma douleur était causée par une pression et une congestion au niveau des sinus, j'ai pensé pendant des années que mes céphalées étaient d'origine sinusale même si les médicaments en vente libre que je prenais ne soulageaient pas mes symptômes", explique Crystal Kuntaroglu. "J'ai finalement décidé de prendre mes symptômes en note et de consulter mon médecin. Nous avons déterminé que je souffrais en fait de migraine. Maintenant que je prends un médicament approprié, je peux vivre pleinement."
Tout comme Crystal, 66 % des participants à l'étude se sont dits insatisfaits de leur traitement; ces patients prenaient des analgésiques non narcotiques (74 %), des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (72 %), des décongestionnants (57 %) et des antihistaminiques (48 %).
La migraine touche environ 3,5 millions de Canadiens et 28 millions d'Américains; pourtant, on estime que les professionnels de la santé posent un diagnostic de migraine chez seulement 48 % des patients qui répondent aux critères diagnostiques de la migraine. Sans un diagnostic et un traitement adéquats, la migraine peut être hautement invalidante; elle peut non seulement réduire considérablement le rendement professionnel ou scolaire des patients, mais aussi faire entrave aux tâches ménagères, aux activités familiales et aux loisirs.
"Ces données pourraient être très utiles aux patients qui croyaient souffrir de céphalées d'origine sinusale", selon le docteur Jacques De Léan, neurologue à l'Hôpital Enfant-Jésus de Québec. "Ces résultats devraient inciter les gens à discuter de tous leurs symptômes avec leur médecin afin d'obtenir un diagnostic exact et le traitement qui convient le mieux à leur affection."
AU SUJET DE L'ÉTUDE
Cette étude réalisée dans plus de 450 centres aux États-Unis évaluait 2 524 personnes âgées de 18 à 65 ans qui n'avaient jamais fait l'objet d'un diagnostic de migraine auparavant; ces patients ont consulté leur médecin de soins primaires parce qu'ils croyaient souffrir de céphalées d'origine sinusale ou qu'un médecin avait posé ce diagnostic. On a demandé à ces patients de décrire les symptômes habituellement associés à leurs céphalées, puis les médecins utilisaient les critères de l'IHS (International Headache Society) pour déterminer s'il s'agissait de migraines avec ou sans aura, de céphalées migraineuses, de céphalées de tension ou d'un autre type de céphalées. Les patients devaient également remplir le Headache Impact Test (HIT-6), un outil d'évaluation efficace permettant de normaliser et mesurer les conséquences des céphalées sur la vie quotidienne du patient. Les données étaient recueillies au moyen d'un système téléphonique centralisé.
AUTRES RENSEIGNEMENTS
La migraine, un trouble neurobiologique qui touche environ 3,5 millions de Canadiens, peut empêcher une personne de travailler, de partager de bons moments avec sa famille et ses amis, et de s'adonner à ses activités quotidiennes. Selon un rapport de Statistique Canada, faisant état de données tirées de l'Enquête nationale sur la santé de la population menée en 1998-1999, la migraine serait la cause d'environ sept millions de journées de travail perdues chaque année au Canada. Elle se caractérise souvent par une douleur d'intensité modérée ou forte, des nausées, des vomissements ou une sensibilité à la lumière ou au bruit, mais elle peut également s'accompagner d'autres symptômes fréquemment interprétés comme des signes de céphalée d'origine sinusale ou de tension (ex. : congestion nasale, écoulement nasal, larmoiement, céphalée bilatérale et cervicalgie).
La migraine peut se manifester par de nombreux symptômes différents et ressembler à d'autres types de céphalées; c'est pourquoi il peut être difficile pour un patient de la reconnaître et pour un médecin de la diagnostiquer.
L'étude était commanditée par GlaxoSmithKline Inc., chef de file dans le traitement de la migraine. GlaxoSmithKline Inc. - l'une des plus grandes entreprises de recherche au monde dans le domaine des médicaments et des soins de santé - s'est engagée à améliorer la qualité de vie en aidant chacun à être plus actif, à se sentir mieux et à vivre plus longtemps. GlaxoSmithKline emploie environ 1 800 personnes au Canada. L'entreprise consacre plus de 100 millions $ annuellement à la recherche et au développement au Canada, ce qui la place parmi les 20 entreprises les plus importantes à cet égard. Elle figure en outre parmi les 10 entreprises philanthropiques les plus importantes au Canada, investissant plus de 6,5 millions $ par année. GlaxoSmithKline est reconnue comme l'une des 50 entreprises au Canada dont les employés sont les plus satisfaits.
Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquer avec:
Danielle Jasmin/Michèle Miville Dechêne
Jasmin & Associés
Tél.: (514) 878-1070
Marie-Chrsitine Beauchemin
GlaxoSmithKline
Bureau d'affaires du Québec
Tél.: (514) 738-8886
Imitrex® est une marque déposée, utilisée sous licence par GlaxoSmithKline Inc.
NOTE AUX ÉDITEURS:
FAITS SUR LA MIGRAINE AU CANADA
- Plus de 15 % des Canadiens âgés de 18 à 65 ans souffrent d'une forme quelconque de migraine
- La migraine touche trois fois plus de femmes que d'hommes
- Les migraines peuvent être déclenchées, entre autres, par les éléments suivants:
- l'alcool (surtout le vin rouge);
- les produits laitiers (surtout le fromage cheddar);
- les aliments gras ou frits;
- les additifs alimentaires;
- les changements de température (ex. : changement climatique soudain);
- certains facteurs hormonaux (ex. : puberté, règles, grossesse, ménopause);
- l'emploi d'un contraceptif;
- le stress (émotions extrêmes, tant positives que négatives).
Les personnes qui souffrent de migraines réagissent à un vaste éventail de facteurs déclenchants, mais ne sont pas toutes sensibles aux mêmes éléments.
1Critères diagnostiques de la migraine sans aura, tels qu'ils ont été définis par l'IHS:
(A) Au moins cinq crises où la céphalée dure de 4 à 72 heures (non traitées ou traitées sans succès) et possède au moins deux des quatre caractéristiques suivantes: (1) localisation unilatérale; (2) douleur pulsatile; (3) intensité modérée ou forte (entrave ou empêche des activités quotidiennes); (4) aggravation causée par la montée d'escaliers ou une activité physique habituelle similaire.
(B) Au cours d'une céphalée, au moins un des éléments suivants doit être présent : (1) photophobie et phonophobie; (2) nausées ou vomissements.
Troubles ne répondant pas aux critères ci-dessus: crises que l'on croit être une forme de migraine mais qui ne répondent pas tout à fait aux critères diagnostiques de l'une ou l'autre des formes de migraine. Critères diagnostiques: (A) trouble répondant à tous les critères pour au moins une forme de migraine (préciser le ou les types); et (B) trouble ne répondant pas aux critères diagnostiques de la céphalée de tension.

